Vêtement et féminité : tout change après la première guerre mondiale

1920 marque une rupture capitale dans le domaine du vêtement. En effet, il se déroule une modification radicale de la notion de féminité.

Première guerre et restrictions

La première guerre mondiale a causé une modification dans le style de vie des femmes : elles ont été obligées de travailler massivement dans les usines de fabrication des armes.

Les dames ont donc adopté les combinaisons de travail. L’effet sur les vêtements fut rapide et important : elles ont adopté aussi des tenues différentes hors des lieux de production.

Les nouveaux vêtements usuels furent : les crinolines mais aussi les tournures et les jupons particulièrement volumineux ont été éliminés.

Autre suppression dans l’arsenal vestimentaire : le corset a longtemps été un accessoire incontournable de la garderobe de toute femme.

De façon globale, tous les vêtements féminins ont été simplifiés et dans de nombreux domaines. Les formes, les volumes, les usages ont été profondément et radicalement modifiés.

C’est à cette époque que le tailleur et le tailleur pantalon est devenu un vêtement incontournable dans la garderobe. Visuellement aussi, des changements ont touché les jupes qui sont devenues plus courtes, ces vêtements ont acquis des poches. Ces dernières étant précédemment exclusivement réservées aux vêtements masculins.

Post-première guerre et maintien des nouveaux vêtements

Après la guerre, il y a une tentative masculine de remettre les femmes dans le corset. Ce dernier mot étant au sens propre et au sens figuré.

La réaction de refus est catégorique. Les dames tiennent à préserver les acquis qu’elles ont désormais.

La résistance s’organise e s’étend au-delà des vêtements à l’ensemble de l’apparence. C’est à cette époque qu’apparaissent les coupes de cheveux dites « garçonnes » faites de cheveux courts souvent dissimulés sous un chapeau aplati. Le physique svelte devient également tendance.

Faire disparaître les spécificités féminines semble devenir un impératif esthétique, mais aussi fonctionnel. En effet, cette apparence permet de se mouvoir plus facilement, plus simplement.

Cette recherche de la silhouette « parallélépipédique » est évidemment perceptible dans le domaine du vêtement. Les robes coupées laissent apparaître les genoux, les seins sont parfois bandés, comme pour disparaître effectivement du regard.

Les traits sont plus que jamais soulignés par le maquillage clôturant ainsi radicalement la sortie de la période pendant laquelle avoir la peau très blanche était un canon de beauté.

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